Historique

forêtForêt riche et mature de 6 hectares, la Forêt des hirondelles est située sur le territoire de la municipalité de Saint-Bruno-de-Montarville,  en plein coeur du corridor forestier du Mont St-Bruno.

Conscients de la valeur écologique de cette forêt, des citoyens tentent depuis plus de 30  ans de préserver ce milieu naturel important adjacent au Parc Nation du Mont St-Bruno.

 

Longtemps la propriété du club de golf  « Mount Bruno Country club », la forêt est  acquise par le sénateur M. Paul J.Massicotte en mars 2006. La même année, lors du dépôt à la ville du projet immobilier par l’équipe du promoteur, les membres du comité consultatif en environnement de la ville de Saint-Bruno-de-Montarville sont unanimes et recommandent au conseil municipal de « ne pas permettre la construction sur ce terrain et que toute action devait être mise de l’avant afin d’assurer sa conservation à l’état naturel et même son intégration au parc provincial du Mont-Bruno » – extrait procès-verbal du CCE de St-Bruno-de-Montarville, juin 2006.

En mai 2011, lors de la consultation publique  portant sur le plan de conservation des milieux naturels de Saint-Bruno,  la population s’est nettement prononcée contre le projet  immobilier prévu dans la forêt des Hirondelles. D’ailleurs, l’absence d’acceptabilité sociale se retrouve  dans les conclusions du rapport de l’Institut du Nouveau Monde ( Venne- Ouimet). L’apparence de conflit d’intérêts entre le promoteur, la ville et la firme  » Dimension Environnement » est également soulevée.

En décembre 2011, malgré les contestations populaires, l’ancienne administration de la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville signe une entente relative à des travaux municipaux pour le projet de développement « La Futaie » avec le promoteur: Propriétés Sommet Prestige Inc. ( Paul J. Massicotte)

Des membres de la communauté scientifique, des biologistes et des botanistes remettent en question les résultats des études environnementales du promoteur et de la ville en déposant une plainte accompagnée d’une  contre-expertise  au MDDEFP( Ministère de l’Environnement du Développement durable, de la Faune et des Parcs).

En janvier 2012, le MDDEFP confirme la présence d’une espèce floristique menacée dans la forêt des Hirondelles. Du même coup, le gouvernement du Québec annonce un investissement de 150 millions pour mettre en oeuvre le PMAD ( Plan métropolitain d’aménagement et de développement du Grand Montréal). Cet investissement sera réparti à travers 5 projets majeurs dont celui de la protection du corridor forestier du Mont-St-Bruno.

En mars 2012 une pétition est déposée à l’Assemblée nationale par le députée Bertrand St-Arnaud afin de dénoncer la disparition projetée de ce précieux écosystème.

Mai 2012, la Ville dépose au MDDEFP une demande de certificat d’autorisation en vertu de l’article 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement pour réaliser les travaux d’infrastructures municipales dans le cadre du projet La Futaie.

Véritable affront au Plan métropolitain d’aménagement et de développement qui propose la protection du corridor forestier du Mont-St-Bruno et l’arrêt de la fragmentation de ses éco-systèmes, le projet immobilier de la forêt des hirondelles est pour plusieurs « indéfendable ». http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/francois-cardinal/201201/10/01-4484570-in-de-fen-da-ble.php

Jugée prématurée,  la Cour supérieure du Québec rejette, le 6 septembre 2012, la requête interlocutoire  d’injonction déposée par Nature Québec et le Regroupement de citoyens pour la sauvegarde de la forêt des Hirondelles . Le jugement confirme cependant la présence sur le site d’espèces floristiques vulnérables et d’une espèce menacée répertoriée au Règelement sur les espèces menacées ou vulnérables.

Le 3 novembre 2013, l’Alliance municipale, le parti politique du maire sortant Claude Benjamin est défait aux élections municipales. La nouvelle équipe  qui prend le pouvoir, le Parti montarvillois, s’oppose au projet immobilier dans la  Forêt des Hirondelles.

Le 6 juillet 2015, Québec assujetti le projet de développement à une autorisation en vertu de l’article 19 de la Loi sur la conservation du patrimoine naturel. Le ministre David Heurtel reconnaît dans cet avis que la forêt des Hirondelles détient toutes les caractéristiques pour assurer la survie du ginseng à cinq folioles, un caractéristique rare et exceptionnelle.

Le promoteur est toujours dans l’attente d’une réponse  du MDDELCC à sa demande d’autorisation.

À suivre.

Publicités

2 Réponses to “Historique”

  1. Richard Pelletier 21 avril 2016 à 17 h 00 min #

    Le le promoteur immobilier et sénateur libéral Paul J. Massicotte n’en n’est pas à sa première offensive contre les milieux naturels. Il a déjà présenté des projets de développement d’hippodrome dans des milieux naturels sensibles à Laval. Ces projets ne se sont heureusement pas concrétisés. (c.f. CRE de Laval)

    • mariloualarie 29 avril 2016 à 8 h 15 min #

      Effectivement!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :